
J'ai appris aujourd'hui la mort de Jean-François Revel le 30 avril dernier, en jetant un coup d'oeil rapide à un blog par hasard. Curieux, juste au moment où je découvrais son oeuvre littéraire. Connaissant son grand âge, je me suis souvent dit que je n'aurais pas longtemps la possibilité de l'admirer de son vivant, j'avais malheureusement raison bien plus que je ne l'imaginais !
Mon plus loin souvenir à son sujet remonte à une chronique qu'il avait écrite, sans doute dans Le Point. À l'époque, je me rappelle m'être dit à la lecture de son article "quel réactionnaire !", car, comme beaucoup et selon une mécanique qu'il a dénoncé dans ces écrits, je ne jugeais pas un article politique sur la pertinence de ses arguments mais uniquement sur sa conformité avec les opinions que je m'étais déjà formées, opinions qui bien sûr n'avaient rien de très réfléchies mais fournissaient un agréable confort intellectuel. Ce mécanisme psychologique par lequel on refuse la connaissance et la rationalité au profit de l'idéologie - de gauche bien sûr -, Revel l'a tellement bien dénoncé dans ces livres qu'il n'y a pas grand chose à en dire de plus. Je regretterai longtemps que mon aveuglement d'alors ne m'ait pas permis de profiter de son analyse de l'actualité durant toutes ces années.
On trouve des articles d'hommage sur le site dédié au regretté disparu.
Je déteste les 30 avril !